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mise à jour du : 15/06/2008 - version 3.0 - janvier 2007

ACTUALITÉ EUROPÉENNE

rédigé et envoyé le : 14 juin 2008, à 09:37 ---
 
          Irlande
 
Un ancien étudiant (brillant) m'a envoyé un courriel dès le début d'après-midi du vendredi 13 à propos du "NON" irlandais lors du référendum pour la ratification du Traité de Lisbonne.
Il travaille en Allemagne pour une société nationale française, et est allé en Irlande.
Ci-dessous le texte de mon courriel-réponse.
 
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Bonjour Alexandre, l'analyse des résultats du référendum indique que la moitié (un tout petit peu moins) des citoyens électeurs irlandais ne se sont pas déplacés.
Que sur ces 53 % de votants, 53,4 % ont dit NON et que 46,6 % ont dit OUI, soit un écart de 109.999 voix.
La démocratie (aspect juridique) incite à dire que le NON l'a emporté et que le Traité de Lisbonne est mort.
 
La démocratie (aspect politique) invite à considérer que ce petit écart de voix ne doit pas bloquer ce qui est le minimum nécessaire pour que l'UE-27 puisse fonctionner. Les enjeux sont démographiques, énergétiques, stratégiques, commerce international, et d'autres.
C'est probablement la série de raisons qui poussent BARROSO, MERKEL, SARKOZY, JUNCKER à inviter à poursuivre le processus des ratifications parlementaires restantes.
 
La prochaine date-clé est le 18 juin.
A Londres, la Chambre des Lords doit se prononcer sur le Traité de Lisbonne, la Chambre des Communes l'a déjà fait.
Gordon BROWN disait hier qu'il poursuivrait cette procédure.
 
Et le 18 juin, c'est la veille du 19 juin qui verra à Bruxelles se tenir le Conseil européen qui devra démêler l'écheveau.
C'est peut-être du Royaume-Uni que viendra le "feu vert" tant attendu.
 
Le 18 juin, c'est mercredi. J'aurai plaisir à un nouvel échange de mail avec toi.
 
Aspect de réflexion personnelle sur un aspect pratique de la démocratie européenne : apparaît ici la nécessité juridique, politique et fonctionnelle d'une ratification parlementaire ou populaire à circonscription unique, le même jour, dans toute l'UE.
 
Très cordialement pour toi... et tes parents.
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P.S. : Il me semble que Gordon BROWN soit en mesure de sauver une bonne partie de la présidence française de Nicolas SARKOZY qui lui en sera redevable.
 
Michel GRELIER