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mise à jour du : 17/01/2008 - version 3.0 - janvier 2007
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ACTUALITÉ EUROPÉENNE OU
NATIONALE |
| rédigé le : 05 juillet 2007 |
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Un face-à-face potentiellement dangereux :
"État"-"Citoyens"
Une hyper présidentialisation de la
République est en marche rapide.
L'Élysée devient le centre de
gravité de "TOUT".
Le Premier
ministre annonce son sabordage pour devenir un vice-président.
Chef d'État,
chef de gouvernement sont-ils des termes politiques en voie d'abrogation
?
Le pouvoir
exécutif s'installe au milieu de la scène
politico-économico-socio-médiatique. Et un
"Président-Soleil" illumine et irradie.
Quel avenir
pour les autres pouvoirs ? Le législatif n'est appelé qu'à devenir un
faire-valoir de l'exécutif.
Quant au
pouvoir judiciaire, des craintes - non encore justifiées - me gagnent.
Et les
contre-pouvoirs ?
Désignez-les
du doigt et auscultez-les, qu'ils soient structures ou individualités.
Pourquoi
riez-vous ?
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Lorsque je
parle du "triangle institutionnel" de l'Union européenne,
j'inscris d'abord qui est représenté, puis l'Institution qui est le
mandataire.
Ainsi les
presque 500 millions de citoyens européens, dont vous et moi, élisent
chaque cinq années (2004 la fois dernière, juin 2009 la prochaine
fois) les députés européens qui siègent et travaillent à Strasbourg
et à Bruxelles : le PARLEMENT EUROPEEN.
Chacun des 27 États
membres, au niveau ministériel, défend ses intérêts particuliers
devant ses 26 partenaires en vue de les convaincre, à Bruxelles, où
ils décident ensemble des futures législations qu'ils auront la charge
de transposer dans les lois nationales et de faire appliquer : le CONSEIL
DE L'UNION EUROPÉENNE - ou CONSEIL DES MINISTRES -, épaulé par le
COREPER, le Comité des Représentants permanents, qui est le
Comité des 27 Ambassadeurs nationaux permanents auprès de l'Union
européenne.
Pour
l'intérêt commun, pour l'intérêt général, pour le regard à moyen
terme sur le devenir des 27 populations et des 27 États membres de
l'Union européenne, c'est la COMMISSION EUROPÉENNE qui a la
charge exclusive de proposer les directives et les règlements, de
proposer la législation européenne future.
Trois
Institutions qui forment le "Triangle institutionnel"
européen, structure originale et équilibrée.
***
Retour dans les
États membres, comme la France, l'Espagne ou la Finlande.
Nul besoin d'un
triangle institutionnel car l'intérêt collectif et l'intérêt
national se confonde.
Deux
partenaires suffisent : les CITOYENS et l'ÉTAT. Le contact direct
d'environ 50 millions de Citoyens avec l'État est impossible, d'où le
système de "démocratie représentative".
Nous, les
Citoyens, élisons directement des députés ; nous sommes fournis
indirectement en sénateurs qui, avec les députés, forment le
PARLEMENT.
Quant à l'État,
il est représenté par un GOUVERNEMENT, normalement issu de la
majorité de la population et de la majorité parlementaire. Le chef du
gouvernement est le Premier ministre, nommé par le Président de la
République, le chef de l'État.
Ici, deux
conceptions du rôle du chef de l'État s'entrechoquent.
Pour les uns,
dont je suis, le chef de l'État est le garant ultime de la cohésion
nationale. C'est lui le représentant élu de la "Nation" dans son
sens le plus noble. C'est lui le garant que la France - la Nation
française - celle de Henri IV, de Victor Hugo, de Louis Pasteur, du Soldat
inconnu, des heures de gloire comme des heures de honte, reste unie et
pérenne.
Pour d'autres,
le chef de l'État est le pilote des politiques de l'État
d'aujourd'hui. Pour eux, le chef de l'État est le capitaine d'un navire
appelé "France" ayant quitté le quai un 06 mai 2007 pour une
destination à atteindre dans cinq ans - en 2012 -. Pour eux, il est le
responsable de l'équipage qu'il a recruté, et des passagers qui se
trouvaient à bord.
Ma question est
de savoir si Henri IV, Victor Hugo, Louis Pasteur, le Soldat inconnu,
les heures de gloire et les heures de honte sont restés sur le quai.
Ma question est
de savoir si la "Nation française" dans laquelle je trouve
mes racines essentielles est restée sur le quai.
Si tel est le
cas, ma crainte est que le navire "France" ne serve que les
intérêts de son nouveau capitaine ; et, à travers lui, les intérêts
de son équipage et les intérêts de ceux qui l'ont soutenu pour qu'il
prenne d'assaut - et démocratiquement - la passerelle de commandement.
***
Comment cette histoire peut-elle se
terminer ?
Bien, comme
certains contes de fée politiques pour utopistes, idéalistes,
optimistes, et "courtisans".
Mal, comme
certains épisodes historiques, pour des Citoyens emplis de doute, de
crainte, d'inquiétude raisonnée, et de mémoire.
Très mal, quand des passagers,
mécontents de la marche du navire "France" et du sort qui
leur est réservé, décident démocratiquement - ou violemment - de se
débarrasser d'un capitaine en le passant par dessus bord, avec une
partie de son équipage.
***
Michel GRELIER
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