ACCUEIL

page d'entrée du site

NOUVEAU

ce qui a été ajouté depuis la dernière mise à jour

REPÈRES

informations européennes et générales

DOSSIERS

un fil d'actualité sur des sujets importants

TOUS TEXTES

compilation (publié ou non)

DIAPORAMAS

compilation

 LIENS

pour naviguer

Michel GRELIER

c'est moi

En contact

messages

mise à jour du : 01/01/2008 - version 3.0 - janvier 2007

D'un "traité-minus" à un "traité-plus" ? - Ce que je vous aurais dit...

RETOUR AU SOMMAIRE

Les politiques et les Hommes

  • Énergies – Les gazoducs, les oléoducs

Dans toute cette partie consacrée aux Énergies, un acteur majeur revient régulièrement. Il peut représenter une réelle menace pour notre INDEPENDANCE, c'est pourquoi j'ai fait le choix de le mettre à chaque fois en gras : Gazprom.

* Des lieux d'extraction aux lieux de consommation (particuliers et entreprises), le gaz – sous pression - court dans des tuyaux posés sur le sol ou enterrés : les gazoducs.

Plus que de longs discours sur la toile d'araignée des gazoducs, une carte :



Le sens des flèches rend éclatante la "dépendance" vers laquelle nous allons. Norvège, Algérie, Russie sont des pays avec lesquels notre "dépendance" existe déjà et va s'accroître.

La Norvège n'est séparée de nous que par la Mer du Nord, et l'Algérie ne l'est que par la Méditerranée.

Pour la Russie, les pays de transit jusqu'à nous sont nombreux et les événements récents (en Ukraine et en Biélorussie) montrent la fragilité de cette toile d'araignée quand on peut en fermer autoritairement les vannes, quand on peut détourner ce qui y circule, voire quand on peut en faire exploser un tronçon. Ce sont des milliers de kilomètres de gazoducs qui sont donc vulnérables... et notre "dépendance" avec.

L'alternative, pour les Européens, est au fond de la mer Caspienne.

Les États caspiens, ceux qui sont au pourtour de la mer Caspienne, sont la Russie, le Kazakhstan, le Turkménistan, l'Iran et l'Azerbaïdjan.

Nous avons déjà évoqué les rapports difficiles entre la Russie et l'UE-27.

Faut-il un autre dessin pour les rapports entre Iran et UE-27 ? Les propos et les actions du président iranien Mahmoud AHMADINEJAD sont assez clairs pour ne pas s'engager trop avant dans des accords de long terme et si stratégiques pour nous, et pour eux.

Quid de notre "INDÉPENDANCE" ?

Alors, voyons deux des États riverains importants. L'Azerbaïdjan est sur la rive occidentale, le plus près de nous. L'autre est le Kazakhstan, sur la rive d'en face, plus loin.

Il y aurait une réalité à cette "Politique énergétique de l'UE-27" si Andris PIEBALGS a initié ou entretient des rapports avec l'un, l'autre ou les deux pays cités.

Les gazoducs sont le trait d'union entre les puits d'où le gaz est extrait et l'utilisation quotidienne par des entreprises et des particuliers.

Il est intéressant de suivre des "ACTEURS" qui sont aux extrémités des gazoducs. Sans vouloir établir une liste exhaustive, laissons nous porter par l'actualité, pour quelques-uns.

En Italie, le français EDF est présent par sa filiale, Edison ; deux sociétés italiennes sont plus grosses qu'Edison : ENI et Enel. Ce sont 2,6 milliards euro d'investissements qu'Edison prévoit pour développer sa production et ses capacités de stockage de gaz, à la différence de l'électricité que l'on ne sait pas stocker. Edison a récupéré 80% de la capacité de transport du gazoduc qui reliera, à partir de 2012, l'Italie à la Grèce et aux réserves de le mer Caspienne. L'objectif est de se rendre le plus indépendant possible d'ENI, jusque-là en situation de quasi-monopole.

Nabucco est le nom d'un consortium chargé d'un gazoduc reliant la mer Caspienne à l'Europe, en évitant la Russie. Les discussions de Total avec Nabucco ont été suspendues pour un désaccord. Gaz de France (GDF) pourrait remplacer Total.

 

AFP – Hélène COLLIOPOULOU – Jeudi 15 mars 2007 – 14:09

La Russie signe un accord pour un oléoduc important dans les Balkans

Moscou va pouvoir diversifier les voies d'acheminement de son pétrole vers l'Europe de l'ouest avec un nouvel oléoduc bulgaro-grec de la mer Noire à l'Egée, qui a fait l'objet à Athènes d'un accord en présence de Vladimir POUTINE. "La position géographique de la Grèce et de la Bulgarie crée de nouvelles possibilités pour développer des voies de transit des hydrocarbures russes vers les marchés européens et mondiaux", a souligné Vladimir POUTINE, insistant sur "la sécurité et la stabilité" de ce mode d'acheminement.

Le document a été signé par les ministres de l'Énergie des trois pays, avec les Premiers ministres Costas CARAMANLIS et Serguei STANICHEV.

Reliant le port bulgare de Bourgas à celui d'Alexandroupolis, au nord de la Grèce, l'ouvrage d'une longueur de 280 km vise à transporter vers l'Europe de l'ouest le pétrole de la Caspienne en contournant les détroits turcs du Bosphore et des Dardanelles saturés.

Depuis Bruxelles, Andris PIEBALGS a salué un accord d'une grande importance pour réduire la pollution maritime : "Étant donné la densité croissante du trafic maritime en mer Noire et les quantités supplémentaires de pétrole exportées dans la région, il est de la plus haute importance de donner une plus grande priorité à l'alternative du transport pétrolier par oléoduc".

Dans la guerre géostratégique que se livrent Russes et Américains, l'ouvrage permet en outre à Moscou de conserver le contrôle de l'acheminement d'une partie du brut de la Caspienne alors que vient d'être inauguré l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), soutenu par Washington, qui contourne le territoire russe.

Lors d'une visite en Grèce avant la venue de Vladimir POUTINE, le sous-secrétaire d'État Américain pour l'Europe et l'Eurasie, Matthew BRYZA, a "félicité" Athènes et Sofia pour leur projet d'oléoduc, assurant n'avoir aucune réticence de principe "simplement parce que des investisseurs russes sont impliqués". Mais Matthew BRYZA avait aussi réitéré ses mises en garde contre une dépendance énergétique totale de la Grèce et d'autres pays européens vis-à-vis de Moscou et encouragé Athènes à investir dans le gaz en provenance d'Azerbaïdjan, quand la Russie pousse au contraire à se fournir auprès d'elle.

D'un coût de 900 millions de dollars (709 millions euro), la construction du nouvel oléoduc devrait démarrer en 2008.

Sa capacité initiale de 35 millions de tonnes de brut par an pourra être portée à 50 millions de tonnes après sa mise en service, en 2009 ou 2010.

Au sein du consortium chargé de sa gestion et son exploitation, les Russes possèdent 51% des parts tandis que Grecs et Bulgares se partagent 49%. Parmi les compagnies partenaires figurent les russes Rosneft, Gazprom et Transeft, la bulgare Bulgargaz et les grecques Hellenic petroleum, Latsis group et Petroleum gas. Le géant américain Chevron est également intéressé au projet.

 

Commission européenne – Communiqué de presse - IP n° 07/464 du mardi 03 avril 2007

La Commission soutient la construction d'un oléoduc qui limitera les risques de pollution par hydrocarbures en mer Noire et en Méditerranée

L’oléoduc paneuropéen (en anglais, "Pan-European Oil Pipeline" - PEOP) est destiné à relier le port roumain de Constanta, sur la mer Noire, à la plaque tournante pétrolière qu’est Trieste, en Italie.

A la différence de projets concurrents, qui évitent le détroit du Bosphore, cet oléoduc relie directement la mer Noire au réseau continental des pipelines de l’UE.

De Trieste, les pipelines partent vers le nord pour desservir l’Autriche, l’Allemagne et la République tchèque.

A cet égard, le projet revêt une grande importance stratégique pour l’Union européenne.

La déclaration a été signée à l’occasion d’un forum sur l’énergie de grande ampleur qui se tient à Zagreb, en Croatie. Des parties prenantes de la région de l’Europe du Sud-Est, mais également de Russie, de la région de la Caspienne et d’Asie centrale participent à ce forum.

La conférence s’est déroulée dans le cadre du "Processus de coopération en Europe du Sud-Est".

Il s’agit d’une forme de consultation intergouvernementale organisée à l’échelle locale, traitant principalement de questions régionales, et à laquelle participent l'Albanie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, la Serbie-et-Monténégro, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Bosnie-et-Herzégovine, la Croatie et la Grèce, ainsi que la Moldova en qualité d’observateur.

La Croatie en assume la présidence pour 2007.

 

Commission européenne – Communiqué de presse - IP n° 07/545 du mardi 24 avril 2007

M. PIEBALGS se félicite du début de la construction de l'oléoduc Samsun-Ceyhan

L'entreprise TAPCO, détenue par les sociétés Calik et Eni, a posé la première pierre de l'oléoduc Samsun – Ceyhan. Cette nouvelle infrastructure reliera les ports turcs de Samsun, sur la mer Noire, et de Ceyhan, dans le sud-est de la Turquie, sur la Méditerranée. Sa construction permettra de réduire encore la pression croissante du transport pétrolier maritime dans le Bosphore et le détroit des Dardanelles.

Andris PIEBALGS s'est félicité du lancement des travaux en ces termes : "Cette voie d'exportation traversant la mer Noire permettra d'accroître la sécurité d'approvisionnement en pétrole de l'Union européenne et des marchés mondiaux, condition essentielle de notre nouvelle politique énergétique. Compte tenu de l'augmentation prévue des exportations de pétrole de cette région au cours des prochaines années et de l'intensification du trafic maritime dans cette mer fermée qu'est la mer Noire, il est essentiel d'accorder une priorité plus grande à un autre moyen de transport du pétrole, l'oléoduc".

L'oléoduc Samsun – Ceyhan aura une longueur de 550 km et présentera dans un premier temps une capacité annuelle de 50 millions de tonnes de brut, qui devrait atteindre 70 millions de tonnes après son inauguration prévue en 2011.

L'oléoduc Samsun – Ceyhan s'ajoute à d'autres projets qui visent à faciliter le trafic des navires-citernes dans le Bosphore et le détroit des Dardanelles, tels que les oléoducs Bourgas-Alexandroupolis 1 et Constanza-Trieste 2.

 

La Tribune.fr – Florence LA BRUYERE – Mercredi 25 avril 2007

Budapest se mobilise avec l'UE et Gazprom

La Hongrie est partie prenante de projets de gazoduc européen et... russe.

La Hongrie ne sait pas sur quel pied danser. Elle est partie prenante du projet de gazoduc Nabucco, né de la volonté de l'UE de s'affranchir de la dépendance vis-à-vis du gaz russe et qui devrait relier la région caspienne (Iran) à l'ouest de l'Europe (Autriche) en passant par son territoire. Mais Budapest lorgne aussi vers le gazoduc russe Bluestream.

Mol, le pétrolier-gazier hongrois, a même créé un joint-venture avec Gazprom afin d'étudier le coût de ce pipeline destiné à relier la Russie à l'ouest de l'Europe en évitant l'Ukraine.

La Hongrie s'est aussitôt attirée les foudres de plusieurs États membres car son retrait de Nabucco rendrait l'achèvement du pipeline très problématique. Budapest, qui importe de Russie 80 % de son gaz, est soupçonnée d'être le maillon faible de la chaîne, voire le cheval de Troie de Gazprom.

Alors que le coûteux Nabucco - 4,6 milliards euro - est encore dans les limbes, que les compagnies pétrolières (Turquie, Autriche, Bulgarie, etc.) n'ont pas signé d'accord et qu'une forte incertitude pèse sur l'Iran, principal fournisseur, Bluestream offre plusieurs avantages. Une première section existe déjà et il s'agit de la prolonger jusqu'à l'Autriche, via la Turquie et la Hongrie, en contournant l'Ukraine.

Mais se retirer de Nabucco serait désastreux politiquement... Un gazoduc n'exclut pas l'autre, maintient le gouvernement hongrois. Un choix cornélien : selon le quotidien russe Gazeta, si la Hongrie abandonnait Bluestream, le pétrolier Mol aurait beaucoup moins de chances d'obtenir des licences pour exploiter l'or noir de la mer Caspienne...

 

La Tribune.fr – Frank Paul WEBER – Mercredi 25 avril 2007

L'Italie ménage Moscou tout en développant l'alternative turque

L'Italie a pleinement illustré, le 24 avril, toute l'ambiguïté de l'UE face à la Russie sur les questions énergétiques. Dans le port turc de Ceyhan, sur les bords de la Méditerranée, à quelques encablures de la Syrie, un consortium italo-turc a en effet lancé la construction de l'oléoduc le reliant à Samsun et concurrent de celui promu par les Russes dans la région.

Officiellement, "la vraie raison de la construction de cet oléoduc est de réduire le risque pour l'environnement du passage des tankers pétroliers via le Bosphore", souligne Paolo SCARONI, administrateur délégué du géant pétrolier italien ENI, qui dirige à parité avec le groupe turc Çalik le consortium. "La production de pétrole dans la région de la Caspienne doit quadrupler dans les prochaines années, et il n'était pas possible de continuer à passer via le Bosphore", précise Paolo SCARONI.

Mais cet oléoduc entre la mer Noire et la Méditerranée maintient la Turquie comme "véritable plaque tournante de l'énergie", selon le ministre italien de l'Industrie, Pierluigi BERSANI. Un passage obligé que les Russes veulent éviter avec leur propre oléoduc contournant la Turquie, du port bulgare de Burgas vers le port grec d'Alessandropoulos, sur la mer Égée. Cet oléoduc bulgaro-grec est contrôlé à 51 % par Moscou via les sociétés Lukoil, Rosneft, Gazprom et Transneft.

Concernant l'oléoduc traversant tout le territoire turc du nord au sud, les Turcs ne manquent pas d'arguments. "Nous ne voulons pas utiliser l'énergie comme une menace et une arme et nous ne laisserons pas d'autres pays le faire", a insisté le ministre turc de l'Énergie, Hilmi GÜLER, en référence à la Russie. Hilmi GÜLER rappelle que la Turquie "sera un pays intermédiaire entre les pays producteurs et les pays consommateurs".

Selon le patron de Çalik, "en 2010, un baril de pétrole sur seize dans le monde passera par la Turquie, 75 % des réserves mondiales de gaz et de pétrole étant dans ses pays voisins" . Déjà, le pétrole du Kazakhstan peut contourner la Russie via l'oléoduc BTC reliant Bakou à Ceyhan (BTC).

Avec le début en 2010 de l'extraction de brut kazakh à Kashagan, ENI veut disposer de "multiples voies de transit" . Tout en soignant d'excellentes relations avec Moscou, au point de lui servir de prête-nom pour le rachat d'actifs de Ioukos, "la firme la plus puissante d'Italie", contrôlée à 37,8 % par l'État italien, ne veut pas tout miser sur la Russie pour acheminer son pétrole d'Asie centrale.

 

AP – Lundi 07 mai 2007 – 16:44

Ukraine : une explosion sur un gazoduc affecte les livraisons de gaz vers l'Europe

Une explosion a endommagé un gazoduc en Ukraine, provoquant l'interruption partielle des livraisons de gaz naturel vers l'Europe, a annoncé le gouvernement ukrainien.

L'explosion d'origine encore indéterminée a touché le tronçon Ourenhoï-Pomari-Oujhorod du gazoduc, sans faire de blessés, a précisé le ministère des Situations d'urgence dans un communiqué.

 

AFP – Vendredi 11 mai 2007 – 22:24

Accord de six pays de l'Est pour un projet d'oléoduc contournant la Russie

Les présidents polonais, ukrainien, lituanien, géorgien et d'Azerbaïdjan, se sont mis d'accord à Cracovie sur un projet d'extension d'un oléoduc partiellement existant, jusqu'au port de Gdansk en Pologne, de façon à contourner la Russie.

Dans une déclaration commune les cinq présidents, ainsi que l'envoyé personnel du président du Kazakhstan, ont souligné leur ferme volonté d'achever un oléoduc entre le port d'Odessa (Ukraine) en mer Caspienne à celui de Gdansk (Pologne) en mer Baltique, via Brody à la frontière polono-ukrainienne.

"Il s'agit d'un premier projet d'un oléoduc reliant la région de la mer Caspienne à celle de la mer Baltique", a déclaré lors d'une conférence de presse commune le Lituanien Valdas ADAMKUS.

"Ce que nous transmettons aujourd'hui, c'est un appui politique très fort" à ce projet, a déclaré l'Azerbaïdjanais Ilham ALIEV.

Une nouvelle rencontre des chefs d'État est prévue début octobre à Vilnius, a déclaré Valdas ADAMKUS.

 

AFP – Samedi 12 mai 2007 – 14:35

Accord sur un gazoduc entre Russie, Turkménistan et Kazakhstan

La Russie, le Turkménistan et le Kazakhstan sont parvenus à un accord en matière de gazoducs, destiné à accroître les exportations de gaz, a annoncé Vladimir POUTINE.

Vladimir POUTINE a indiqué que les travaux commenceraient au premier semestre de 2008 et permettraient d'augmenter la capacité totale de cette route d'exportation d'au moins 12 milliards de mètres cubes par an à l'horizon 2012.

Le gazoduc existant suit la cote turkmène puis kazakhe de la mer Caspienne, pour arriver en Russie. Il peut actuellement transporter 5 milliards de mètres cubes par an, soit la moitié de sa capacité originelle.

En plus de l'accord sur les gazoducs, les trois présidents ont publié une déclaration conjointe avec le président ouzbek Islam KARIMOV portant sur la reconstruction d'autres gazoducs existants et l'accroissement de leur capacité en Asie centrale.

 

* * * * * * *

Après consultation, cliquez sur le numéro du renvoi pour revenir à l'endroit de votre lecture.

1  Pour des informations plus détaillées sur l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, voir IP/07/335 du 15 mars 2007 (ou aller dans la partie consacrée à Andris PIEBALGS).

2  Pour des informations plus détaillées sur l'oléoduc Constanza-Trieste, voir IP/07/464 du 03 avril 2007.

***